« Peut-on chercher des poux dans la tête d’un chauve ? »,
« Un astronaute sur deux serait dans la lune jusqu’à deux ans après son retour de mission spatiale »,
« On dit que l’amour nous attend au coin de chaque rue. A croire que je vis au beau milieu d’un rond-point… »

Voilà le genre d’aphorismes que Frédéric Criado a compilé dans son dernier ouvrage, « L’alchimiste parisien de Haute-Savoie« . Un livre un peu foutraque où l’on trouve pêle-mêle des énigmes, des tests (« Etes-vous Jesus? »), des fausses réclames, des recettes (« Les crêpes aux pommes, sans oeufs, sans gluten et sans lait ») et même un jeu de l’oie politique intitulé : « Le Parrain de la Ripoublique« . Le tout illustré avec la joyeuse complicité de sa compagne, Carla.

Lui est Parisien, écrivain pour le web. Elle est Genevoise et graphiste. Ils ont tissé leurs premiers liens sur la Toile il y a une quinzaine d’années avant de venir s’installer à Cranves-Sales il y a une décade. Pour relâcher la pression, il publie ses pensées loufoques sur Internet. « C’était pour éviter de mettre des chatons », explique-t-il simplement. Dans la veine de Pierre Dac, Pierre Desproges ou plus contemporainement Stéphane De Groodt, il cultive un hybride d’humour noir et de non-sens où les jeux de mots décapent la surface des choses pour en faire briller toute leur absurdité. Les séries TV, les rappeurs français, les racistes : tout le monde passe à la moulinette du couple qui n’en est pas à son coup d’essai.

En 2014, un premier tome était déjà paru. « La fabuleuse potion de bonne humeur du docteur Fred » s’était écoulé à 1600 exemplaires et s’était classé 230e meilleure vente sur le site de vente en ligne Amazon. Avec le concours de son frère éditeur, Frédéric espère que son nouvel opus atteindra les mêmes hauteurs.

Les relations franco-genevoises au pays de l’absurde

Un troisième tome est déjà en préparation. Paris, la Haute-Savoie et Genève devraient y occuper davantage de place avec de vraies anecdotes dedans. Comme celle vécue par Fred à un guichet de la poste genevoise : « J’allais chercher un colis et on me l’a remis sans me demander de pièce d’identité. J’ai dit à la dame : « Mais comment savez-vous que je suis bien moi ? » La loufoquerie encore et toujours.

le-messager-n-53-retouche

Le Messager – genevois 19/1/16 // Yves Gallard