Laurent Criado est né en région parisienne en 1975. Entrepreneur depuis 2003 et professionnel du bâtiment, il a écrit Le guide pratique de l’achat immobilier pour aider ses contemporains à acheter le logement de leurs rêves, sans y laisser leur chemise. Il vit près de Tours et a des projets de livres plein la tête.

Pourquoi écrire un énième livre sur le thème de l’immobilier ?

C’est un sujet qui me tient particulièrement à cœur car j’avais envie d’apporter mon expérience aux lecteurs en leur permettant de remettre le bien et son environnement au cœur de leur projet d’achat. Ce n’est pas un énième livre d’investissement promettant de devenir millionnaire et de vivre de ses rentes. C’est un livre qui s’adresse aux acheteurs, nombreux, qui souhaitent juste avoir un toit au-dessus de leur tête sans y laisser leur chemise. Une bonne analyse permet de se rendre compte que la valeur de la plupart des biens n’est fondée sur rien d’autre qu’un aspect purement spéculatif. Les qualités intrinsèques d’un logement sont balayées lors de la fixation du prix de vente, le plus souvent délirant : c’est l’âne que l’on vend au prix d’un cheval de course. Mon guide aide les acheteurs à y voir clair et à acheter les bons chevaux au bon prix en ne visitant que les logements qui en valent la peine, a priori.

Tu t’es senti comment quand tu as fini d’écrire ton premier livre ?

Bien et épuisé. Les nombreuses reprises du manuscrit, les relectures pour arriver à la version définitive exigent un temps considérable, j’étais très heureux que ce soit fini ! A partir de là, le plus gros du travail commence : faire rencontrer le livre et ses lecteurs.

As-tu d’autres livres en projet ?

Oui. Toujours dans le domaine de l’immobilier. J’ai des choses à dire et à transmettre aux lecteurs, alors j’écris. Un livre doit voir le jour cette année, l’autre est en gestation.

Es-tu propriétaire de ton logement ?

Non. Ce n’est pas une question d’argent, mais l’étude de différents facteurs qui font que, pour l’instant, le statut de locataire est adapté à ma situation personnelle. Le type d’étude et de comparaison que tous les aspirants à la propriété devraient faire.

Que penses-tu de la spéculation immobilière ?

Elle m’horripile. Pour moi, elle gangrène l’économie française en n’apportant aucune valeur ajoutée. A bannir définitivement et au plus vite.

Tu publies des articles longs et documentés sur Agoravox, pourquoi ?

Ils sont tous liés à l’immobilier car, comme je l’ai dit, c’est un domaine que j’affectionne et dans lequel je peux aider beaucoup de personnes. J’adhère aussi complètement au positionnement d’Agoravox, le média citoyen. Chaque personne a la possibilité de s’exprimer, d’engager des débats, de prendre position, de partager, d’égal à égal. N’est-ce pas là une superbe illustration du mot démocratie ?

Tu as envisagé d’envoyer ton manuscrit à d’autres maisons d’édition ?

Non. J’ai préféré garder la main sur l’idée originelle et aboutir au livre que j’avais imaginé. Sans étude marketing, sans comité de lecture, en m’en remettant uniquement aux lecteurs. Je les remercie de m’avoir donné raison.

Pourquoi avoir fondé Barakom ?

J’ai préféré construire et créer en partant d’une feuille blanche. Entreprendre est la base de tout et, là, la question ne s’est même pas posée de faire autrement. Imaginer, créer, construire, développer, c’est ce qui rend les choses intéressantes et palpitantes.

C’est facile de trouver des lecteurs ?

Facile, je ne sais pas si le mot est bien choisi… Tout part d’une feuille blanche, que ce soit le livre ou la maison d’édition. Les retours sont excellents et le bouche-à-oreille fonctionne très bien. Nous sommes dans la phase la plus difficile, celle de la construction. Les lecteurs apprennent à nous connaître et passent le mot à leur entourage. Il faut se montrer d’autant plus patients que nous n’avons pas les moyens dont disposent les grandes maisons d’édition. Nous ne comptons que sur nos lecteurs.

Qu’est-ce qui te pousse à écrire ?

Principalement l’envie. Cela me plaît, alors je le fais. Le jour où cette envie ne sera plus au rendez-vous, je saurai qu’il faudra passer à autre chose.

Es-tu organisé ?

Pas autant que je le souhaiterais, mais je m’en sors. Quand on travaille dans une structure indépendante, il faut être polyvalent, flexible et privilégier l’action à l’organisation, sans pour autant écarter la réflexion. Tout cela est un savant dosage à trouver au quotidien.

Qu’est-ce qui t’agace le plus dans la vie ?

Il n’y a pas une chose qui m’agace plus qu’une autre. Tout dépend de la situation et de la chose en question !

Qu’aimes-tu faire dans la vie, en général ?

Travailler me prend beaucoup de temps, mais en dehors du cadre professionnel, j’apprécie de me poser afin de profiter des bonnes choses que la vie peut nous offrir. Seul, à deux, en famille ou avec des amis.

Paris ou Tours ?

Paris et Tours ! Je peste souvent dans mes articles contre la prédominance parisienne et le peu de place et de chance que nos politiques laissent aux régions. Paris peut apprendre de la province et inversement. La région parisienne est saturée et ne peut pas porter certains types de projets, notamment des projets industriels qui ont fait la grandeur de la France. La province peut amener de l’activité et de l’emploi non délocalisable grâce à des projets d’envergure.

Si demain tu gagnes à l’Euromillions, tu continues à écrire ?

Je joue épisodiquement, il faudrait donc que tous les astres soient parfaitement alignés pour que je puisse gagner ! Hormis ce détail, oui, je continuerais. Peut-être différemment, mais une chose est certaine : je ne pourrais pas rester oisif.

 Quelque chose à dire aux lecteurs ?

Merci de nous faire confiance !